Le Royaume-Uni traîne la jambe dans l'application de la directive RoHS - Embedded.com

Le Royaume-Uni traîne la jambe dans l’application de la directive RoHS

Londres – Selon ERA Technology, le secteur électronique au Royaume-Uni ne tient pas compte de la législation en matière de brasures et de composants à base de plomb. Comme le montre une étude réalisée par l'entreprise sur la transition de brasures à base d'étain/de plomb à des brasures et des composants sans plomb, seuls 3% des entreprises ont développé des produits exempts de plomb, 9% ont commencé à tester des brasures sans plomb et 50% avouent ne pas comprendre l'impact de l'interdiction de brasures à base de plomb. Rares sont les fabricants qui connaissent les implications de la directive intitulée « Limitation de l'utilisation de certaines substances dangereuses » (RoHS) et connaissent les problèmes liés au brasage à base de plomb. À compter du 1er juillet 2006, cette directive de l'Union européenne interdira l'utilisation du plomb dans un grand nombre de produits.

L'enquête a fait intervenir plus de 150 PME et grandes entreprises. S'il est vrai que 87% des entreprises interrogées connaissaient au moins l'existence de la directive RoHS et que la moitié avait contacté un fournisseur, la moitié des entreprises a reconnu ne pas très bien comprendre ce qu'exigeait d'elle la directive. Un quart des entreprises ignorait même si leurs produits étaient concernés.

Sur les 23 fabricants de composants électroniques sous-traitants interrogés lors de l'enquête, neuf seulement avaient reçu des requêtes concernant le brasage exempt de plomb de la part de leurs clients.

Un brasage à base de plomb effectué à des températures élevées est susceptible d'endommager les composants. Certains composants contiennent du plomb et devront, par conséquent, être remplacés. Même s'il existe déjà des composants sans plomb, un grand nombre d'entre eux utilise toujours des terminaisons contenant du plomb.

Certains des fabricants de composants interrogés ont reconnu qu'ils n'auraient pas remplacé tous leurs composants à base de plomb avant l'entrée en vigueur de la directive RoHS le 1er juillet 2006.

L'enquête a mis en exergue une autre préoccupation : comment les entreprises seront-elles tenues de prouver qu'elles appliquent la directive RoHS. La directive ne contient aucune recommandation à ce sujet et aucune norme n'existe en la matière. Plusieurs entreprises ont déjà fait part de leurs inquiétudes quant aux coûts exorbitants éventuels liés à la conformité.

Un grand nombre des entreprises interrogées par ERA a recours à des sous-traitants pour leurs circuits imprimés et compte sur eux pour trouver une solution. Seuls quelques rares fabricants de circuits imprimés ont effectué des tests limités.

Leave a Reply

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.