Selon un rapport, les activités de R&D sont moins intenses au Royaume-Uni que dans d'autres pays - Embedded.com

Selon un rapport, les activités de R&D sont moins intenses au Royaume-Uni que dans d’autres pays

LONDRES — Un grand nombre de sociétés britanniques cotées en bourse dans l'électronique et les secteurs connexes ont tendance à se livrer à une recherche moins intense que leurs concurrents internationaux, indique une étude consacrée à l'activité de recherche et développement et publiée lundi 20 octobre par le Ministère britannique du Commerce et de l'Industrie.

L'étude a suivi la classification de la London Stock Exchange, si bien qu'Oxford Instruments et Roxboro figurent dans la section « Electronique et électricité » et qu'ARM, Bookham Technology et Filtronic sont considérés comme des entreprises de « Matériel informatique ».

Pour tous les secteurs, l'étude montre que les entreprises qui investissent activement dans la recherche et développement ont présenté, au cours des dernières années, de meilleurs résultats en bourse que les autres. La valeur générale des parts des dix entreprises du FTSE 100 fortement impliquées dans la recherche et développement ont dépassé l'index FTSE 100 chaque année depuis 1997. Un portefeuille d'actions de ces sociétés vaudrait aujourd'hui 30% de plus qu'en 1997, par rapport à une chute de valeur de 15% de l'index FTSE 100 pour la même période.

Le secteur informatique du Royaume-Uni présente une intensité de recherche et développement (recherche et développement proportionnellement aux ventes) de 10,3%, un niveau comparable à l'intensité internationale de 10,0%. Cependant, le secteur est comparativement plus petit au Royaume-Uni, ne représentant que 6,2% de l'ensemble de l'activité recherche et développement réalisée dans le pays (une régression par rapport à 2002 où le niveau était de 8,2%) contre 21,7% à l'échelle internationale (25,1% en 2002). Le changement le plus notable au Royaume-Uni a été la réduction de 48% des activités de recherche et développement chez Marconi (le premier investisseur dans le matériel informatique au Royaume-Uni), dont les ventes ont reculé de 54% par rapport à l'année précédente.

Le Royaume-Uni compte 17 entreprises de matériel informatique qui dépensent plus de 10 millions de livres par an en recherche et développement, dont 11 sont fondées sur des capitaux britanniques.

Le secteur international du matériel informatique a essuyé un recul de ses ventes de 11% par rapport à l'année précédente, la recherche et développement étant descendu en dessous de la barre des 10%. Au Royaume-Uni, le même secteur a vu reculer ses ventes de 34% et ses activités de recherche et développement de 31%, en raison principalement de la diminution sensible des ventes et de la recherche et du développement dans les trois plus grandes entreprises.

Au Royaume-Uni, le secteur de l'électronique et de l'électricité ne représente que 3,7% de la recherche et développement, par rapport à 10,4% à l'échelle internationale. Le pays compte 9 entreprises dans ce secteur consacrant plus de 10 millions de livres par an à la recherche et développement, dont quatre reposent sur des capitaux britanniques (Invensys, Spectris, Renishaw et Oxford Instruments).

L'intensité moyenne de la recherche et développement pour le secteur de l'électronique et de l'électricité au Royaume-Uni est de 2,6% par rapport à 6% sur le plan international. Au Royaume-Uni, l'intensité moyenne des dépenses en capital (dépenses en capital proportionnellement aux ventes) est de 2% contre 5,1% à l'échelle internationale.

Le niveau des ventes du secteur international n'a pas évolué par rapport à l'année dernière, et les activités de recherche et développement ont reculé de 3%, tandis qu'au Royaume-Uni les ventes ont reculé de 13% et les opérations de recherche et développement ont régressé de 5%.

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